Chaire en biologie de l'impulsivité

Un projet de longue haleine

Depuis 2004, la Direction du Centre a entrepris de mettre en oeuvre un nouveau projet pour développer un quatrième thème celui des neurosciences. La mise en place de la Chaire en biologie de l'impulsivité vise à recruter un chercheur de pointe dans le domaine ainsi que son équipe, pour travailler collaboration avec des chercheurs canadiens et des équipes internationales.

 

 
Un nouveau terrain de recherche

En effet, aucune équipe de recherche canadienne n'est spécialisée dans ce domaine. Ailleurs dans le monde, trois ou quatre équipes abordent spécifiquement le problème de la pathophysiologie et de la psychopharmacologie de l'impulsivité et des comportements violents. C'est particulièrement sous l'angle de l'impulsivité que le problème est abordé dans le champ des neurosciences, les comportements d'agression en constituant parfois une conséquence (Lesch et Merschdorf, 2000).


Au coeur de l'impulsivité

Depuis la fin des années 70, il a été clairement établi qu'il existe un lien entre certaines modifications à propos d'un neurotransmetteur comme la sérotonine et certaines conduites qui exigent de l'impulsivité, comme cela peut être le cas dans le cadre de certaines conduites comme le suicide, le comportement  violent  dirigé vers autrui, la violence conjugale, la rage au volant, le jeu compulsif, etc.

 

Impulsivité et rage au volant

L'étude de ce neurotransmetteur, de même que son interaction avec certaines neurostéroïdes, peuvent déboucher sur une meilleure compréhension de phénomènes liés à une faible maîtrise de soi tels que la rage au volant, laquelle exige une part d'impulsivité. Celle-ci s'accompagne d'un manque de planification à long terme, ce qui la rapproche parfois de la compulsion.

 

Jeu pathologique

Sous cet angle, le projet d'une Chaire en biologie de l'impulsivité pourrait aussi donner lieu à des études sur des comportements qui suscitent un intérêt social certain, comme le jeu pathologique. En effet, on peut établir ici un rapprochement entre le jeu pathologique  et la recherche d'excitation, une caractéristique présente chez certains individus ayant un trouble grave de la personnalité.

 

Une action réfléchie

En somme, une Chaire en biologie de l'impulsivité permettra d'innover dans le champ de la recherche au Canada sur l'impulsivité et les comportements violents. Sa pertinence ne se situe pas seulement du point de vue de la recherche fondamentale.  Ses travaux pourront contribuer à une meilleure compréhension de phénomènes sociaux préoccupants, d'une part, et à la mise en place de programmes pouvant aider les personnes qui sont au coeur de ces problèmes sociaux importants, d'autre part.