Activité artistique au centre d'art de l'Institut

Dr Lionel Béliveau

Dr Lionel Béliveau

Le grand bâtisseur

 

Lionel Béliveau est né dans le quartier Saint-Henri en 1933. Son père, camionneur, meurt alors qu'il n'a que dix ans, laissant également dans le deuil ses deux frères et ses deux sœurs. Malgré cette épreuve, il obtient d'excellents résultats scolaires. Son oncle, épicier, financera ses études au collège Jean-de-Brébeuf.

 

Le jeune homme est fortement impressionné par ses professeurs jésuites. Leur sens de l'organisation et leur capacité à imaginer le monde l'inspirent. De cette période, il se souvient particulièrement du père Laramée et de sa patience.« Il aurait pu me mettre à la porte du collège bien des fois. Il m'en a passé des choses ! Mais je venais de Saint-Henri et je devais faire ma place dans un milieu bien différent du mien. »

 

Pendant ses études de médecine (1955-1960), il travaille dans les laboratoires de l'hôpital Notre-Dame où il découvre ce qu'il appelle « la dimension technique » de la médecine.
Au milieu de chirurgiens de tout genre, il se rend compte qu'il est plus attiré par les sciences qui mettent à contribution sa sensibilité à comprendre les gens.


Il devient résident en psychiatrie à l'Institut Albert-Prévost (1960). Il étudie successivement à Baltimore et à Paris. De retour au Québec en 1964, il est reçu psychiatre. Par la suite, il travaille à l'Institut Albert-Prévost et à la prison de Bordeaux.

 

En 1969, on demande au docteur Béliveau de prendre en charge les destinées de l'Institut Philippe-Pinel de Montréal, ce nouvel hôpital ultra moderne et sécuritaire dont la mission première est de sortir les malades mentaux des prisons.

 

En 1970, les premiers patients sont transférés de la prison de Bordeaux vers l'Institut Philippe-Pinel de Montréal. La « communauté thérapeutique », inspirée des concepts de Maxwell Jones, est mise en place. Peu à peu, les règles de la vie communautaire sont adaptées en analysant, chaque matin, les problèmes de la veille. L'Institut Philippe-Pinel de Montréal allait devenir un lieu extraordinaire d'effervescence clinique et scientifique.

 

En 1999, le docteur Béliveau prend sa retraite de l'Institut. L'héritage du docteur Béliveau et de ses collaborateurs est immense. Ils ont développé les concepts et appliqué les interventions permettant la prise en charge et les soins pour des patients considérés comme les plus difficiles de notre société. Ils ont établi les standards de l'expertise en psychiatrie légale faisant ainsi de l'Institut Philippe-Pinel de Montréal une référence internationale dans ce domaine.

 

Auditorium Lionel-Béliveau

Le 20 avril 2006, l'Institut a rendu hommage à ce bâtisseur en désignant son amphithéâtre l'Auditorium Lionel-Béliveau.