Plateaux techniques
Groupe de consultation statistique (GCS)
Fonction
Le Groupe de consultation statistique (GCS) est formé de statisticiens expérimentés détenant une formation universitaire spécialisée dans le domaine de la statistique, de la science des données et des méthodes quantitatives. Le groupe offre aux professeurs, aux chercheurs, aux étudiants du Centre de recherche et aux membres du personnel de l’Institut des services-conseils sur différentes techniques statistiques, des plus connues aux plus récentes.
Services offerts aux chercheurs et aux étudiants
La mission principale des statisticiens du GCS est d’aider les chercheurs du Centre de recherche de l’Institut dans la conception d’un plan d’analyses quantitatives, la réalisation d’analyses statistiques complexes et la rédaction de demandes de subventions, en plus d’assurer la qualité de l’aspect statistique de leurs publications. Les services sont orientés vers les analyses qui demandent un bon niveau d’expertise en statistique. Pour les analyses simples (test-t, khi-deux, ANOVA simple), le GCS répondra avec plaisir aux questions des étudiants afin qu’ils puissent réaliser eux-mêmes leurs analyses statistiques. Les analyses statistiques de base des chercheurs peuvent être dirigées vers les étudiants du centre, sous la supervision des statisticiens du GCS.
Le GCS a aussi pour mission de guider les étudiants rattachés au Centre de recherche pour les analyses statistiques reliées à leur maîtrise, leur doctorat ou leur stage post-doctorat.
À l’occasion ou sur demande, le GCS offre des formations spécialisées sur divers aspects de l’analyse statistique : utilisation du logiciel SPSS, régression logistique, meta-analyse, régression de survie et analyse de correspondance. Ces formations s’adressent aux professeurs, chercheurs, assistants de recherche, coordonnateurs et étudiants affiliés au Centre de recherche.
Services offerts aux professionnels cliniciens et au personnel du secteur administratif
Le GCS offre ses services et son expertise au personnel de l’Institut pour les projets en lien avec la gestion et l’analyse des données. Par exemple, le GCS contribue au projet « Trajectoires et programmation » en offrant ses services pour l’analyse statistique des données de l’outil DUNDRUM, de même que pour la mise en place de la méthodologie de collecte des données. Le GCS contribue aussi aux projets de gestion des données de l’Institut et à la mise en place d’un entrepôt de données. Le GCS contribue aux différents projets de sondage à l’Institut en offrant son aide pour la révision des questionnaires et pour l’analyse des données. Le GCS offre également son soutien dans le cadre de présentations scientifiques, de rencontres/comités ou tout autre besoin à l’interne qui nécessite une expertise en statistique.
Personnes-ressources
Jean-François Allaire, statisticien senior et coordonnateur
Téléphone : 514 648-8461, poste 1625
Courriel : jfallaire@ssss.gouv.qc.ca
Julie Meloche, statisticienne senior
Téléphone : 514 648-8461, poste 1629
Courriel : julie.meloche.ippm@ssss.gouv.qc.ca
Marie-Christine Stafford, statisticienne senior
Téléphone : 514 648-8461, poste 1626
Courriel : mc.stafford.ippm@ssss.gouv.qc.ca
Réalité virtuelle
Laboratoire d’immersion forensique (LIF)
Le Laboratoire d’immersion forensique (LIF) de l’Institut national de psychiatrie légale Philippe-Pinel a pour objectif d’effectuer de la recherche fondamentale et appliquée en psychiatrie légale en ayant recours à l’intégration des technologies de la réalité virtuelle et des sciences du comportement.
Le programme du Laboratoire d’immersion forensique (LIF) repose sur une organisation de la recherche en 3 axes répondant à 3 problématiques propres à la psychiatrie légale.
Ce programme repose sur une organisation de la recherche en 3 axes :
- Autorégulation et agentivité
- Présence et design d’environnements virtuels
- Développement d’outils et transfert des connaissances
Ces axes répondent à 3 problématiques de la psychiatrie légale :
- Dangerosité, impulsivité et psychopathie
- Délinquance sexuelle
- Troubles psychotiques et schizophrénie
Sous la responsabilité de Patrice Renaud, Ph. D., ce programme de recherche s’appuie sur une approche multidisciplinaire intégrant, sous l’angle social, la psychologie, la psychiatrie, les neurosciences et le génie logiciel multimédia.
Pour rejoindre la coordination du LIF
Téléphone : 514 648-8461, poste 1576
Télécopieur : 514 881-3701
Autorégulation et agentivité
Les comportements violents, notamment lorsqu’ils sont associés à des troubles mentaux graves, soulèvent plusieurs questions. Parmi les interrogations de la psychiatrie et de la psychologie légales, les concepts de responsabilité et d’intentions criminelles représentent un incontournable dans l’application de ces sciences. Au-delà de l’imputabilité, il est question de la manière dont s’organise le comportement.
La régulation comportementale, cognitive ou émotionnelle joue un rôle important dans le passage à l’acte violent chez les individus souffrant de troubles psychopathiques ou psychotiques et chez les individus auteurs d’infractions sexuelles. L’équipe du LIF est composée de membres aux spécialisations complémentaires, ce qui lui permet de couvrir la question de l’autorégulation sous tous ses aspects. De plus, les technologies offertes par le laboratoire permettent d’étudier l’autorégulation d’individus évoluant au sein d’un environnement social virtuel, ce qui contribuera assurément à mieux comprendre les comportements violents.
Présence et design d'environnements virtuels
Le sentiment de « présence » se définit comme un état psychologique ou une perception subjective à travers laquelle un individu cède à l’illusion générée par la réalité virtuelle. L’un des objectifs de l’axe « Présence et design d’environnements virtuels » est d’approfondir la compréhension de cette présence, qui est cruciale si l’on veut parvenir à développer des applications de la réalité virtuelle plus efficaces et plus efficientes dans une visée de traitement des troubles mentaux.
La philosophie de recherche et de développement du LIF réside dans un modèle où les objets 3D et les dispositifs interactifs sont conçus pour être applicables de la pleine immersion virtuelle en laboratoire, dans un contexte sécuritaire et contrôlé, jusqu’au suivi en communauté, le tout via des applications mobiles.
Le processus de design commence avec la définition des besoins des chercheurs afin de les supporter dans leurs recherches. Comme ces problématiques sont intimement liées à la réalité des usagers-patients de l’Institut national de psychiatrie légale Philippe-Pinel, ces derniers sont également consultés tout au long du processus.
Développement d'outils et transfert des connaissances
Le LIF vise à développer des technologies applicables aux problématiques rencontrées en psychiatrie légale et à assurer un transfert des connaissances vers les milieux cliniques et académiques. Le transfert des connaissances visé par l’équipe prendra ainsi place sur un continuum recherche-pratique et sera orienté en fonction des outils de recherche, d’évaluation et de réhabilitation qui seront développés par l’équipe et qui impliqueront les usagers-patients de l’Institut national de psychiatrie légale Philippe-Pinel.
À ce jour, l’équipe du LIF a déjà développé un logiciel permettant de générer des personnages virtuels « sur mesure ». Il est ainsi possible de faire varier des paramètres au moment du design du personnage virtuel (morphologie, textures, etc.).
Une version utilisable avec une tablette électronique est actuellement en développement. Devant l’importance des dimensions psychosociales en psychiatrie légale, une telle technologie permet d’assurer des interventions au plus près des besoins des usagers-patients de l’Institut.
Au LIF, l’équipe a déjà recréé virtuellement une unité de soins de l’Institut (D2), qui permettra, entre autres, de reproduire des situations de vie précises en toute sécurité afin d’observer les réactions et de les reporter dans la réalité. D’autres projets de réalité virtuelle sont également en cours d’élaboration. La sélection des projets plus prometteurs et la valorisation de ces derniers feront aussi partie des objectifs poursuivis par l’axe « Développement d’outils et transfert des connaissances ».
Équipe
Sous la responsabilité de Patrice Renaud, Ph. D., l’équipe du LIF est composée d’experts répartis dans 2 domaines distincts et complémentaires au projet.
Patrice Renaud a reçu une formation à la fois en psychologie expérimentale (psychophysiologie), en ergonomie et en psychologie clinique (approche cognitive béhaviorale). L’orientation de ses recherches dénote un souci constant d’intégrer le problème de l’interaction humain-machine au cœur des questions propres à la psychologie clinique et fondamentale. Ses travaux des six dernières années l’ont amené à concrétiser ce programme en utilisant les technologies immersives de la réalité virtuelle.
À travers ses recherches, Patrice Renaud est à l’origine du développement d’applications de la réalité virtuelle en psychiatrie légale. Il est par ailleurs professeur au département de psychoéducation et de psychologie de l’UQO, et codirecteur du Laboratoire de Cyberpsychologie de l’Université du Québec en Outaouais.
Membres spécialisés en psychologie et en psychiatrie légale
Membre spécialisé en génie multimédia et en informatique
Coordonnatrice
Sarah-Michelle Neveu, M. Sc. Psy. Clin.
Étudiante au doctorat en psychologie. Elle assure la coordination des différents projets de recherche menés au sein du LIF.
Ingénieur multimédia
Tarik Boukhalfi, M. Sc. Ing.
Spécialiste de la pipeline de production 3D, il travaille sur différents projets du laboratoire de réalité virtuelle, principalement sur le développement d’applications et de contenu 3D.
Collaborateurs
Les collaborateurs de l’équipe du LIF appartiennent essentiellement à 3 catégories : les chercheurs d’établissement, les chercheurs universitaires et les chercheurs étrangers.
Chercheurs d’établissement
L’équipe du LIF collabore depuis longtemps avec des chercheurs d’établissement, tous psychiatres à l’Institut national de psychiatrie légale Philippe-Pinel, avec lesquels des projets de recherche spécifiques sont réalisés. Cette précieuse collaboration permet, d’une part, l’accès aux populations cliniques concernées par les projets du laboratoire et, d’autre part, un transfert des connaissances découlant de ces projets.
Chercheurs universitaires
Ce projet peut également compter sur la collaboration des chercheurs Jean Proulx et Jean-Pierre Guay, tous deux professeurs de criminologie à l’Université de Montréal et chercheurs réguliers à l’Institut.
Chercheurs étrangers
Partenaires
Institutionnels
- Fondation Pinel
- Ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie
- Fonds de recherche du Québec
- Centre de recherche de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal
- Conseil de recherches en sciences humaines
- Université du Québec en Outaouais
- Université de Montréal
Industriel
Centre de données intersectorielles
