Transformation clinique : Trajectoires et programmation

L’intégration des meilleures pratiques en termes de modèles et programmes de soins en santé mentale forensique, issues des travaux de recherche, sont au cœur du projet de transformation clinique de l’Institut : le projet trajectoires et programmation.

La recherche contribue à cette planification et réorganisation des soins, notamment par l’identification des meilleures pratiques du domaine dans chacun des piliers de soins, la traduction et l’adaptation d’outils et de guides (par exemple le DUNDRUM) et la formation portant sur les niveaux de soins thérapeutiques sécuritaires.

De telles initiatives sont soutenues par les travaux de l’UETMI-SMJS et l’Observatoire en justice et santé mentale, basé à l’Institut et mené par Anne Crocker, Ph.D, et une équipe regroupant des chercheurs et étudiants, qui continuent d’approfondir les connaissances, d’informer et d’améliorer les pratiques intersectorielles, à l’interface de la santé mentale, de la justice et de la sécurité publique.

L’équipe du Groupe de consultation en statistique de l’Institut (GCS) soutient les chercheurs dans leurs analyses dans le cadre de leurs travaux de recherche, tout en prêtant main forte aux équipes cliniques dans le suivi de données portant sur les besoins de la clientèle et son rétablissement.

Mesures de contrôle

La planification et la mise en œuvre de nouveaux protocoles liés aux mesures de contrôle à l’Institut sont directement issues de travaux de recherche des chercheurs associés et réguliers de l’Institut (Goulet, Crocker).

Évaluation et traitement de la délinquance sexuelle

Les travaux issus de l’équipe du Laboratoire d’immersion forensique (LIF) en réalité virtuelle, chapeauté par Patrice Renaud, Ph.D, ont mené à des pratiques dévaluation et d’intervention innovantes en place actuellement à l’Institut, notamment en évaluation du risque et traitement liés à la délinquance sexuelle.

Les nouvelles approches de réalité virtuelle dans l’évaluation de la délinquance sexuelle sont également maintenant reconnues par les tribunaux grâce aux travaux du LIF.

Adolescents auteurs d’abus sexuels : Interventions auprès des familles

Un important programme de recherche multimodulaire portant sur les interventions auprès des adolescents auteurs d’abus sexuels et leurs parents, le programme Gaïa, mené par Monique Tardif, Ph.D., est en cours à l’Institut, et vise à réduire les répercussions liées aux abus sexuels et autres formes de violence sur les familles.

De nombreux autres projets dans le champ de la délinquance sexuelle ont comme objectif le développement des connaissances sur les pratiques d’évaluation entourant les auteurs d’abus sexuel, l’examen des facteurs de risque ainsi que les taux de risque de récidive en fonction de diverses typologies.

Ces travaux se traduisent en une offre de services plus adaptée et des traitements plus ciblés, en réponse aux défis et aux questionnements que les équipes cliniques rencontrent dans leur pratique.

Ces activités de recherche, menées en collaboration avec des organismes communautaires, assurent un arrimage avec le réseau de partenaires de l’Institut dans le développement de services basés sur des données probantes.

Hiérarchisation et trajectoires de soins

Les projets nationaux des trajectoires (http://ntp-ptn.org), menés par Anne Crocker, Yanick Charette et leurs collaborateurs, ont largement contribué aux connaissances liées aux trajectoires de soins et judiciaires, aux pratiques, processus et procédures liées à la non-responsabilité criminelle pour cause de troubles mentaux au cours des 10 dernières années au Canada.

Ces travaux ont fait l’objet d’un prix de la Société canadienne de psychologie en 2017 étant donné leur contribution significative au domaine.

Les résultats ont permis de démystifier la question de la non-responsabilité criminelle, ont informé le plan de hiérarchisation des soins en psychiatrie légale au Québec et le projet clinique trajectoires et programmation de l’Institut.

Évaluation du risque de violence

Les travaux entourant l’évaluation du risque de violence, l’un des volets centraux des axes de recherche du Centre de recherche de l’Institut, se poursuivent toujours en examinant la validité et l’utilité d’outils d’évaluation et de gestion du risque auprès de divers groupes, notamment auprès des femmes, et ce, à partir des travaux de Joao Da Silva Guerreiro, Ph.D.

Santé mentale forensique en temps de pandémie

L’unité d’évaluation des technologies et modes d’intervention en santé mentale, justice et sécurité (UETMI-SMJS) oriente les décideurs cliniques vers les meilleures pratiques de soins à adopter par rapport à différents enjeux au cœur de leurs préoccupations. Elle exerce également un rôle-conseil auprès du ministère de la Santé et des Services sociaux.

Un projet est en cours (Crocker et Dumais-Michaud) afin de documenter les expériences des usagers et des intervenants afin de préparer l’Institut à de futures urgences de cette ampleur.

Partenaires externes : Programmes d’accompagnement Justice-santé mentale

Nos chercheurs soutiennent activement, par le biais de projets de recherche, le développement des connaissances sur les programmes d’alternative à l’incarcération, notamment par le biais d’une étude provinciale, mandatée par le ministère de la Justice du Québec auprès de l’Observatoire en justice et santé mentale (Crocker, Dumais-Michaud, Charette, Guay, Da Silva Guerreiro).

L’Observatoire a gagné le prix coup de cœur du ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec en 2018.

Formation et transfert des connaissances

Les chercheurs contribuent à la programmation de formations, offerte par Forensia, sur une base continue.

Pour en savoir plus sur nos chercheurs, leurs publications et leurs travaux, visionnez ces capsules sur leurs projets de recherche :

Joao Da Silva Guerreiro : Vidéo 1 – Vidéo 2

Audrey-Anne Dumais-Michaud

Étienne Paradis-Gagné

Jean Proulx